Thématique 5

Contributions écosystémiques du pastoralisme

Un intérêt croissant se manifeste  vis-à-vis de la multifonctionnalité du pastoralisme, capable de fournir des services écosystémiques qui vont bien au-delà de la productivité des cheptels.

Le pastoralisme offre un large éventail de valorisations économiques dans des zones à faible productivité globale de biomasse et qui sont mal adaptées aux systèmes de gestion intensive du bétail. De manière unique, il est adapté à utiliser la grande diversité et l'imprévisibilité des ressources des pâturages avec la plus grande efficience.

Considéré comme un système extensif à bas niveau d’intrants et de production, le pastoralisme fait par contre un usage intensif du capital naturel, humain et social pour produire une gamme de produits et services économiques, environnementaux et sociaux. Il contribue au bien-être des populations à travers la vente de ses sous-produits (viande, lait, cuirs, peaux, etc.) mais aussi recèle des avantages non marchands perceptibles à travers ses inputs dans les autres secteurs économiques (événements touristiques, intégration avec l’agriculture, etc.). Mieux, l’élevage pastoral offre des services écologiques (utilisation des bouses de vache dans l’efficacité énergétique, amélioration de la fertilité du sol, maintien de la biodiversité à travers la dispersion des semences végétales, etc.).

La pâture par le bétail des élevages pastoraux, par le prélèvement fourrager, le piétinement et le recyclage excrétoire, régule la dynamique des écosystèmes de savanes et de steppes en contribuant aux grands cycles biogéochimiques: eau, carbone, éléments minéraux Le pastoralisme dans ses pratiques maintient la fertilité et le carbone du sol. Il contribue à la régulation de l'eau, à la régulation des ravageurs et des maladies, à la conservation de la biodiversité et la gestion des incendies. Les espaces en herbe couvrent cinq milliards d'hectares sur la planète et séquestrent entre 200-500kg de carbone par hectare et par an, offrant ainsi la perspective d’un rôle de tout premier plan dans l'atténuation du changement climatique.

Les bénéfices non marchands de l’élevage pastoral ne sont pas  enregistrés par les systèmes de comptabilité nationaux  dont les indicateurs macro‐économiques de progrès ne considèrent la Nature que pour autant qu’elle fournisse des ressources économiques exploitées et valorisées en monnaie. Les bénéfices écologiques du pastoralisme sont donc souvent négligés au profit de politiques et d’investissements qui visent à remplacer le pastoralisme par des modes d’élevage plus intensifs en capital de production et en intrants.

 Lorsque les évaluations incluent les approches en  cycle de vie prenant en compte les consommations d’énergie non renouvelable et externalités environnementales de l’ensemble de la chaîne de valeurs, le système pastoral a des atouts d’efficience essentiels en regard de systèmes intensifs sédentaires voire parfois totalement hors sol.

Est-il raisonnable de ne mesurer les valeurs des systèmes pastoraux qu’à l’aune des seuls aspects marchands et monétarisables de la production animale? Il n’existe, que peu d’information sur la situation des nombreuses fonctions écosystémiques non marchandes et les comptes économiques nationaux ont du mal à incorporer ces dimensions.

La demande en produits animaux croit : quelles places et opportunités y a-t-il pour le pastoralisme ?

En quoi les systèmes pastoraux contribuent-ils à la provision de biens et services et à la satisfaction des demandes de produits d’élevage ? En quoi sont-ils en mesure de répondre aux demandes dans l’intégration régionale, transfrontalière et dans le développement de chaînes de valeurs.

Quels Impacts positifs sur la végétation : sur la structure et l’équilibre des ligneux/herbacées; des dicotylédones/graminées; des plantes en C3/C4…, sur les risques de feux et sur la biodiversité. Comment promouvoir les co-bénéfices écosystémiques émanant des services (GES, biodiversité...) rendus par les activités de gestion des ressources en pastoralisme ; Quelles contributions économiques, sociales et culturelles et comment les prendre en compte dans les approches de planification et de gestion multisectorielle et participative,

 

 

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